Riposte contre l'enlèvement d'enfant

Ne vous attendez pas à ce que je fasse de cet article un assemblage de métaphores embellissant la plaidoirie d’une cause trop sombre et douloureuse.
Il y a dans le monde, une multitude d’évènements malheureux et inexplicables parce que trop évidents : des guerres de quelques fous assoiffés de pouvoir, des attentats de pauvres demeurés soumis à une « cause » dont ils ignorent le sens réel que cela implique, des suicides de gens dépressifs et épuisés par une société trop bancale, des meurtres de dégénérés pardonnés par des inconscients…et d’autres enchaînements horribles, qu’un livre entier ne suffirait pas pour tout écrire. Mais il est une chose dont je voudrais parler avec vous à l’instant. Une chose qui en engendre d’autres et qui me fait frémir, mais toutefois pas assez pour la dénoncer. Non. Cher Lecteur, je le crie de ma plume à l’encre noircie par la douleur, je dénonce L’ENLEVEMENT D’ENFANT !
Qu’est-ce qu’un enfant ? Je vous le demande. Pour moi, un enfant représente l’innocence, la pureté, la plus simple des logiques, toute la gentillesse de la naïveté…et bien plus encore. Comment peut-on profiter de cette incompréhension à la malheureuse réalité, pour faire du mal ?
Imaginez-vous, enfant. Faites l’effort de vous replonger, l’espace d’un instant, dans les souvenirs, plus ou moins lointains, de votre enfance. Vous y êtes ? Parfait. Alors voici le tableau noir que je vous dessine à la craie décolorée :
Vous êtes enfant. Vous vous trouvez aux différents endroits que vous avez tous côtoyé et auxquels l’habitude ou la joie vous ont instaurés la plus légitime des confiances : à la sortie de votre école, dans les rues de votre village natale ou celui de votre grand-mère, à une fête foraine, ou encore, devant chez vous. Vous vous sentez bien n’est-ce pas ? Vous avez le sourire aux lèvres ; le sourire de l’insouciance, le sourire qui rime avec « Ah que je suis bien ici ! Qu’est-ce que je vais faire demain qui me fasse autant plaisir ? » Mais il n’y aura pas de lendemain. Ou si il y’en a un, ce ne sera pas celui que vous espériez, mais celui que vous ne pensiez jamais, ô grand jamais, voir se lever ! Il n’a suffit que d’une chose : l’action, à plusieurs possibilités, d’une personne _ pardonnez-moi je m’égards dans mes termes_ d’un monstre en manque de maléfices à faire subir. Oh, ça ne lui a pas pris beaucoup de temps. De 3 à 5 minutes pour vous attirer à lui, environ 2 minutes pour vous embarquer et quelques kilomètres pour vous emmenez plus ou moins loin de chez vous (peut-être moins si il s’agit d’un de ces « professionnels » pardonnés par des détecteurs de mensonge) et environ 1 heure pour accomplir son diabolique dessein. Moins de 2 heures pour tuer une vie. Non, ça ne prend vraiment pas beaucoup de temps…En tout cas, toujours moins que le temps de prise en compte des inquiétudes de vos parents par ces braves Hommes de Loi. Il faut ensuite trouver des pistes. Et lorsqu’on les a, il est souvent trop tard. Le Mal a déjà frappé de sa fourche enflammée. Oui, il est trop tard.
Fini la joie des sorties d’écoles, fini les loisirs dans les rues du village natal ou celui de la grand-mère, les jeux des Fêtes Foraines, fini le bien être juste devant chez soi. C’est la fin des jours heureux de l’époque enfantine merveilleuse. Et tout ça à cause de quoi ? D’un simple être humain incarnant le Mal…Lui et ses éventuels complices, ses pauvres grooms ou patrons. Ils n’avaient pas à faire ça ! A détruire la vie d’un autre, la vie d’un enfant qui avait ses projets, ses rêves, ses envies…un avenir ! Non, ils n’avaient pas le droit !
Et je n’ai pas peur d’avouer que je n’aie aucune pitié pour ses descendants du diable ! Oh comme ce mot me fait mal à écrire, et pourtant…Il paraît que certaines personnes arrivent à pardonner. Je ne sais pas quel titre leur attribuer : celui de la Gloire pour leur sérénité ou celui du Blâme pour leur folie. En ce qui me concerne, je ne peux en aucun cas penser pardonner ces actes maléfiques. Oh je n’ai pas la prétention de croire avoir raison, loin de là, mais je suis simplement mon instinct naturel, mon sentiment d’humaine. Ma faiblesse, comme on dit. Et, paradoxalement, la faiblesse qui me donnerait _j’en suis certaine_ la force de persécuter et de rendre justice au seul monstre qui oserait s’attaquer à mon enfant : ma vie, mon souffle, ma chaire, mon sang, ma raison d’être. Car une fois mon enfant perdu, je vous le dis lecteur, une fois mon enfant enlever à sa vie et à la mienne, je n’aurai plus rien à perdre !
Non. Je n’aurai plus rien à perdre…

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