Rose

Publié le par Σοφια

undefined

Rose est née en 1978 à Nice. Elle abandonne son métier d"institutrice pour se lancer dans la chanson, une vocation qui l'appelle depuis toujours. Fan de Janis Joplin, elle entamme cette fantastique aventure écrivant elle-même ses textes et ses accords. Une maison de disque séduit par sa voix et sa prose, lui laisse sa chance en produisant son premier album baptisé simplement Rose. Très vite, elle commence à monter sur scène, passant des bars enfumés où elle a acquis une certaine expérience, aux premières parties des concerts d'Alain Souchon, de Skya et de Jehro. Rose dit s'inspirer de Serge Gainsbourg et se nourrir essentiellement de ses lectures.



Je ne sais pas vous, mais moi j'adore cette chanteuse ! Je l'ai découvert il n'y a pas si longtemps en achetant son album : c'est incroyable, aux premiers accords des chansons je les aime déjà ! Sa façon de jouer avec les mots et ce dont de les mettre en musique, c'est fasciant ! Son album nous transporte dans un ailleurs jazzy, mélancolique, humouristique, remplie de choses vécues par tous ! Voilà une véritable artiste digne de ce nom, quelqu'un qui sait réellement en quoi consiste le métier de chanteur. Bravo à Rose ainsi qu'à tous ceux qui ont su croire en elle et lui laisser sa chance, car c'est un nouveau bijou de la chanson française qui vient de naître.



Si vous souhaitez en savoir plus sur ce petit bout de femme, je vous invite à lire cette interview que j'ai obtenu grâce au site Evène

retouche-2.jpg


Votre premier album fait un véritable carton. Vous vous attendiez à un tel succès ?
Non, pas du tout. En plus, tout cela est arrivé très vite. Il s’est passé à peine un an et demi depuis le jour où j’ai écrit 'La Liste' et aujourd’hui. Avec l’engouement qu’il y a eu sur cette chanson, je me suis dit que la maison de disques savait sûrement où elle allait, et que ça allait être un bon single. Mais quand je l’ai composée, je ne me suis pas dit que ce serait le titre phare de l’album.


Pourquoi avoir attendu si longtemps pour vous lancer ?
Parce que je ne pensais pas en être capable. Ecrire, ce n’est pas quelque chose de nouveau. J’écris depuis que je suis toute petite. La guitare, c’est mon père qui m’a appris à en jouer. Je chantais souvent, mais jamais mes compositions. En fait, j’ai compris tard que je pouvais prendre ma guitare, mes textes et écrire une chanson.


Vous tirez votre nom de scène du film 'The Rose', inspiré de la vie de Janis Joplin… D’où vous vient cet engouement ?
C’est arrivé tard, vers 20 ans peut-être. Je suis tombée sur quelques images d’elle et le coup de foudre a été immédiat. J’ai cherché tout ce qui était en rapport avec elle. Il n’y avait pas énormément de choses, car sa carrière a duré de 24 à 27 ans ! Mais j’ai tout vu, tout lu. J'ai tous les albums, les biographies… Ca ne m’était jamais arrivé, je ne suis pas du tout dans l'esprit fan, d'habitude. Mais là, c’était tout le personnage, sa vie, tout ce qu’elle inspirait, tout ce qu’elle respirait. Pour moi c’était impressionnant cette façon de se rendre belle en chantant.

Vous avez des points communs avec elle ?
Un petit peu. Disons que c’était une époque où les drogues prenaient le dessus. C’était pratiquement normal. Quand on voit les images des festivals, tout le monde était sous acide. C’est une ambiance particulière, et ça aujourd’hui, je ne l’ai pas. Mais c’est vrai que le côté festif, un peu "brûler la chandelle par les deux bouts", ne pas trop se ménager (comme dans la chanson 'Je m’ennuie'), c’est un peu moi. D’un point de vue musical par contre, on ne peut pas vraiment dire que j’ai la même voix ! (rires)

Comment est né cet album ?
Au coup par coup. Il y a eu une rupture, qui a entraîné 'La Liste', et j’ai réussi très rapidement à trouver les gens pour faire l’album. On m’a demandé si j’étais capable de rentrer en studio en mars, il me manquait dix titres. Ensuite, c’était tout ce que je vivais après cette rupture. C’était : on me fait un sale coup, j’écris 'Sombre con' ; je vais mieux, j’écris 'Rose' ; je rencontre quelqu’un, j’écris encore autre chose. Voilà, c’était au coup par coup, tout ce qui s’est passé pendant un an.


Cet album est finalement très intime. Vous n’aviez pas peur de rendre votre histoire banale en l’entendant sur les ondes ?
C’est un peu ce qui s’est passé, mais c’est aussi ce qui fait la réussite d’un album. Quand ça devient banal, commun, c’est que c’est populaire et que c’est arrivé à tout le monde. Au final, j’ai raconté mon histoire et je ne suis pas un ovni… C’est arrivé à tout le monde de se faire plaquer, de souffrir, de perdre quelqu’un de cher et puis de faire la fête. Donc je ne suis pas la seule, beaucoup de gens se sont reconnus et finalement ça fait plaisir de se dire que j’ai parlé pour moi et aussi pour 200.000 personnes qui ont acheté l’album. Et puis j’adore raconter ma vie. Je parle beaucoup de moi alors au moins, là c’est fait. (rires)


Si on revient sur l'ordre des chansons de cet album... Il se termine sur une chanson très belle mais très noire, 'Je ne sais pas'. On se demande si finalement aujourd’hui, ça va ?
Très bien. Cette chanson, c’était un peu la conclusion. J’avais tout raconté et à la fin je me suis dit : "Bon le bilan aujourd’hui, c’est quoi ?" J’étais en studio quand j’ai composé cette chanson et je me demandais vraiment comment je me sentais. "Est-ce que ça va mieux ? Est-ce que je l’attends toujours au bout d’un an ?" Et je me suis rendu compte que je ne savais plus du tout. Je ne savais pas où j’en étais, je ne savais pas si je l’aimais juste pour avoir un but. Pendant un an, je criais haut et fort que je voulais qu’il revienne. Au final, est-ce que je le voudrais, s’il revenait ? Je ne savais plus du tout. Si j’étais heureuse ou pas



Cette rupture a servi de moteur à votre création. Aujourd’hui vous allez mieux. Etes-vous encore inspirée ?
C'est vrai, c’est cette rupture qui m’a inspirée à 200 %. Aujourd’hui, c’est très dur. C’est un peu la galère. Le manque de temps joue aussi. J’écris surtout quand je m’ennuie. Je suis là, j’ai la tête ailleurs, je pense à des choses, un mot, un truc, je lis… Les idées me viennent en lisant. Aujourd’hui, je n’ai plus le temps de lire, plus le temps de m’ennuyer. Dès que j’ai dix minutes, je dois penser à des choses vraiment concrètes donc je n’ai plus d’ennui et plus de solitude parce que, quand on est en tournée, on n’est jamais seul… Alors voilà, il faut que j’apprenne à écrire dans ces conditions-là. Dans le bonheur et non plus dans l'ennui.


Votre rapport à la scène ? C’est quelque chose que vous aimez ?
Que j’ai appris à aimer, plutôt. Au départ, c’était dur, je n’en avais jamais fait. Et puis j’avais eu l’album entre les mains pendant presque un an et demi avant la première scène. Donc je n’aimais plus mes morceaux et j’étais un peu dans l’angoisse de les jouer. J’avais déjà joué mille fois ‘La Liste’ en promo. Et puis j’ai trouvé mes musiciens, on a tout retravaillé, on a bossé, jusqu’au moment où, un jour, au bout d’une dizaine de dates, j’ai pris du plaisir sur scène. Parce que je ne peux pas faire un truc que ne j’aime pas. Un morceau comme 'Je m’ennuie', je n’arrivais plus à le faire tel qu’il est sur l’album et, pendant une dizaine de concerts, on ne l’a pas joué. Donc je l'ai modifié. Et maintenant, je suis contente des nouveaux arrangements. 'La Liste' a changé aussi. Tout a changé…

Quelles sont vos influences ?
Disons que, musicalement, c’est toute la musique folk des années 1970 : Bob Dylan, Johni Mitchell, James Taylor, ce genre de choses. Et au niveau des textes : Gainsbourg, Brassens et Alain Souchon.



C’est d’ailleurs Alain Souchon qui vous a offert votre première scène. Comment vous êtes-vous connus ?
Ca s’est fait un peu par notre maison de disques. On ne peut pas dire que c’était une vraie rencontre artistique, au départ ! Mais on lui a fait écouter mes chansons, et il a aimé. Donc on s’est rencontrés sur place, à l’Olympia et il a été super, il m’a présentée… C’était un vrai bonheur. Surtout, il m’a dit qu’il avait beaucoup aimé les textes, et comme je le place parmi les artistes qui écrivent le mieux en France, j'étais honorée.


La scène est souvent stressante. Que faites-vous avant de commencer un concert ?
Je vide une bombe de laque. Je mets tout mon stress dans ma coiffure. Au lieu de me chauffer la voix, je reste des heures à me coiffer. Ca m’évite de penser. Alors que tout le monde s’en fout, parce qu’au bout d'un quart d’heure, je transpire tellement que la coiffure tombe, je dégouline… C’est assez drôle. Je le dis au public, d’ailleurs : "Vous savez que j’ai mis une heure à me coiffer ?” (rires)


Travaillez-vous votre voix, chaude et rauque ?
Je fume deux paquets par jour ! Il faut bien s'en occuper... (rires) Non, disons plutôt que je la néglige.


Un second album en préparation ? Dans la même veine ?
Il ne sera pas en anglais. Pas trop rock’n’roll non plus. Ce qui est sûr, c’est qu’il sera moins jazzy. Pour celui-ci, je ne savais pas comment composer, j’ai fait mes chansons comme ça. Mais, à la base, je n’ai aucune culture jazz, c’est étrange. Surtout que je n’aime pas spécialement ça. Au niveau de la composition de l’album, ce sera plus roots, plus folk. Là, il y a eu des trucs un peu trop produits à mon goût. Mais ce ne sera pas avant janvier 2009, de toute façon. C’est long, j’ai hâte de l’écrire mais, en même temps, j’ai envie d’aller au bout de mon premier album et de rencontrer tous les gens qui l’ont aimé.



Les textes seront toujours poétiques ?
J’espère. Car mes textes, je les aime. C’est vrai que ça perd du sens à force de les chanter, et c’est vrai que parfois je me demande comment j’ai pu écrire de telles choses... Sur 'Julien', je me dis que ce n'est pas possible ! Mais j’arrive à me remettre dedans quand je chante. Je suis une bonne comédienne, peut-être. Quand je chante 'Ciao bella', je pense à mon grand-père, quand je chante 'Julien', je me vois allongée par terre en train de pleurer, je repense à tout ça. En tout cas, le prochain album sera plus positif…



Si vous ne deviez garder qu’une chanson de l’album ?
Ce n’est pas ma préférée, mais je garderais ma chanson porte-bonheur : 'La Liste'.


Et votre préférée ?
Ciao bella’.

retouche-3.jpg












Les 12 titres de l'album

jaquette-cd-rose-copie-1.jpg


J'ai encore dresser LA LISTE ridicule de ce que j'ai à faire, et que je ne ferai jamais, de mes défauts, de mes failles, de mes chansons oubliées, de mes SAISONS perdues à courir derrière ma vie... Je n'avais pas compris qu'il lui fallait du temps. C'était tellement plus simple de penser qu'il n'était qu'un SOMBRE CON, qu'il gâchait nos prières et s'esquintait le coeur. 
Mais aujourd'hui LES JEUX SONT FAITS, même si mille fois j'ai voulu me raccrocher à D'AUTRES AILES, si mille fois j'ai entendu cette voix se battre dans mon pouls, et me dire : "CIAO BELLA, tu mérites mieux que tout ça", si mille fois J'AI eu l'âme A L'ENVERS, clouée à sa peau.  Mais qu'y puis-je si JE M'ENNUIE loin de L'ACIDE douceur de mes pensées ? Il n'y a pas de ROSE sans épines. Il n'y a pas d'amour sans JULIEN. Où vont nos mains ? Que fait le destin ? De quoi a-t-on l'air ? Quel jour sommes-nous ? Je sais plus...
-Rose-




«L'amour est insaisissable. C'est un vide intérieur qui se comble. La beauté retrouvée grâce au regard d'un autre. C'est vivre au présent, pour l'avenir, en brûlant le passé. C'est la seule façon de se sentir vivant.»

rose.gif -Rose-



undefined

Sites m'ayant aidée à créer cet article :

Evène
Google images
Site officiel de Rose

Publicité

Publié dans Le coin des artistes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article